Le SGUM, ou syndrome Génito Urinaire de la Ménopause, fait partie des joies de la transition ménopausique et de la ménopause. Il regroupe un ensemble de symptômes qui affectent les organes génitaux et l’intimité.
Si l’on aborde de plus en plus les conséquences de la préménopause et de la ménopause (et c’est tant mieux), tout ce qui touche à l’intime est encore trop souvent passé sous silence. Selon une étude menée par Kantar pour la Fondation des femmes, 40 % des femmes estiment que c’est un sujet encore “tabou” et “dont on ne sait pas à qui parler”.
Chez Maison Simone, on a décidé de lever le voile sur TOUTES les conséquences de la ménopause, y compris celles qui touchent à la sexualité, la libido et la zone génitale. Pourquoi ? Parce que le SGUM a de vrais impacts sur votre qualité de vie et votre vitalité, mais aussi parce que la connaissance est le point de départ d’une prise en charge adaptée.
Voici donc tout ce que vous devez savoir pour reconnaître les premiers signes du syndrome génito-urinaire de la ménopause et amorcer un accompagnement adapté.
SGUM : de quoi parle-t-on exactement ?
Le SGUM est directement lié aux fluctuations hormonales qui s’opèrent dès la préménopause. Dans cette période de transition, vos hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone) chutent, ce qui engendre un ensemble de symptômes sur votre corps, votre équilibre psychique et votre santé globale.
La préménopause (aussi appelée périménopause) est la période qui précède la ménopause. Elle dure en moyenne entre 4 et 7 ans (Inserm), mais dure parfois plus longtemps, jusqu’à 10 ans pour certaines femmes. Dans ce temps, les premiers symptômes connus de la ménopause se manifestent (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, entre autres) et les cycles menstruels deviennent irréguliers. Bien sûr, la fréquence et l’intensité des symptômes dépend de chacune, nous sommes toutes différentes.
Pour rappel, vous êtes officiellement ménopausée lorsque vous n’avez pas eu vos règles pendant 12 mois consécutifs. Avant cela, même si vos menstruations sont très espacées, vous êtes en préménopause.
Revenons-en à notre SGUM : il fait donc partie des premiers signes de la préménopause. Il se caractérise par une série de changements physiques et anatomiques, avec une atrophie progressive des tissus vaginaux. Même s’il est encore tabou, il est très très courant : au moins une femme ménopausée sur deux est concernée ! Cette donnée officielle serait même encore sous-estimée !
Avant d’aller plus loin dans la description et la prise en charge de ce syndrome, nous vous invitons à bien différencier le SGUM du vieillissement uro-génital féminin. Les 2 sont étroitement liés mais le SGUM est vraiment la conséquence de la ménopause (carence hormonale) là où le vieillissement uro-génital prend en compte les facteurs hormonaux et non-hormonaux liés à l’âge.
Sécheresse, douleurs, inconfort : reconnaître les symptômes du SGUM
Quand la sécheresse vaginale gâche les rapports intimes
La sécheresse vaginale est un symptôme clé du SGUM. Elle s’accompagne souvent d’une sensation d’inconfort, des douleurs ou d’irritations au niveau de la zone intime. Sans surprise, elle est directement liée à la carence œstrogénique.
Avant la ménopause, les œestrogènes contribuent à la lubrification naturelle du vagin et à l’entretien de la paroi utérine, elle se régénère sans que vous n’ayez à lever le petit doigt. Dès la préménopause, la chute des niveaux d’hormones entraîne une atrophie vaginale progressive.
La sécheresse vaginale impacte non seulement votre confort au quotidien mais aussi la qualité de vos rapports intimes. Les rapports pénétratifs peuvent devenir inconfortables voire douloureux (dyspareunie). On comprend mieux pourquoi la perte de la libido est souvent une conséquence secondaire du SGUM.
À partir de 40 ans, 1 femme sur 5 dit éprouver des difficultés dans sa vie intime et avoir du mal à le communiquer à son partenaire. À partir de la ménopause (en moyenne 51 ans en France), au moins 50 % des femmes notent un impact sur la qualité de leurs rapports.
Nous savons que l’intimité est un sujet difficile à aborder pour certaines d’entre vous, mais si vous êtes concernée, n’hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé. Le SGUM n’est pas une fatalité et il existe de vraies solutions pour vous soulager !
Fuites, brûlures, envies pressantes : ces troubles urinaires qu’on tait trop souvent
Autre réjouissance du SGUM : les troubles urinaires dont les fuites peuvent faire partie. Ce sujet est souvent encore moins abordé que la sécheresse vaginale, mais il est pourtant capital. Concrètement, cela peut être :
- des difficultés à uriner,
- une plus grande exposition aux infections urinaires,
- une urgenturie (difficultés à se retenir),
- une pollakiurie donc une augmentation de la fréquence des mictions,
- de la dysurie, des difficultés ou gênes à la miction (parfois même sensation de brûlure sans infection).
Encore une fois, on remet la faute sur la carence hormonale. L’urètre et la vessie sont œestrogéno-dépendants, la chute des hormones entraîne :
- une réduction de la production de collagène et d’élastine dans les tissus,
- une diminution de l’élasticité et de la vascularisation des tissus,
- une altération des mécanismes de continence.
En bref, les cellules musculaires sont relâchées et le plancher pelvien est affaibli. Les muscles génitaux sont moins puissants et la flore vaginale est déséquilibrée… tout un programme, avec de vraies conséquences sur votre confort et votre autonomie.
Ça a l’air très pénible, mais si vous repérez les premiers signes et en parlez à votre médecin, vous pourrez rapidement mettre en place une prise en charge adaptée et vous épargner les désagréments du SGUM. Encore une fois, votre médecin et votre gynéco sont vos alliés !
Bonne nouvelle : le SGUM se traite !
Le THM contre le SGUM, ça fonctionne ?
Vous avez probablement déjà entendu parler du traitement hormonal de la ménopause, ou THM. Schématiquement, ce traitement combine un œstrogène et un progestatif pour pallier les symptômes de carence hormonale. Le THM s’inscrit dans une prise en charge globale de la ménopause. Il ne traite pas que le SGUM mais l’ensemble des symptômes de la (pré)ménopause (troubles du climatère, risques osseux et cardiovasculaires, saute d’humeur…).
Chez Maison Simone, nos médecins prennent toujours le temps de bien expliquer le fonctionnement du THM, encore trop méconnu. En France, seulement 6 % des femmes ménopausées suivent ce traitement. Pourtant, il contribue non seulement à préserver votre autonomie et votre vitalité mais il augmente aussi votre espérance de vie (Inserm). C’est tout benef !
Parmi celles qui ne prennent pas de traitement hormonal de la ménopause, ¾ n’ont jamais parlé de leurs symptômes à un professionnel de santé. Par pudeur, peur du jugement ou méconnaissance, elles n’osent pas aborder le sujet. La toute première étape de l’accompagnement, c’est donc de trouver des professionnels de santé qui connaissent bien les spécificités de la ménopause, savent entendre les femmes, les considérer et s’adapter à leurs besoins spécifiques. C’est autour de ces valeurs que se retrouvent tous les jours les professionnels de santé de Maison Simone.
Les œstrogènes topiques, kesako ?
Les œstrogènes topiques sont des solutions qui vous permettent d’appliquer des hormones localement pour soulager instantanément les symptômes les plus inconfortables du SGUM : irritation, sécheresse, douleurs… Ils présentent de nombreux avantages et sont souvent recommandés dès la préménopause : ils agissent rapidement et ne présentent pas ou peu d’effets secondaires
“Aucune raison de ne pas traiter l’atrophie vaginale symptomatique avec de faibles doses d’estrogènes vaginales appliquées localement aussi longtemps que durent les symptômes” Sturdee DW, Panay N. Recommandations pour la prise en charge de l’atrophie vaginale post-ménopausique
L’application locale d’œstrogènes peut se faire sous 2 formes : gel ou ovule à insérer. Le gel et l’ovule sont à renouveler plusieurs fois par semaine selon l’intensité des symptômes. N’hésitez pas à en toucher deux mots à votre médecin pour voir quelles sont ses recos pour votre situation spécifique !
Ce que l’on observe en consultation, c’est que le combo THM + application localisée d’œstrogènes permet d’améliorer le confort au quotidien.
Solutions non hormonales pour soulager la sécheresse intime
Avant d’envisager la réjuvénation gynécologique, il existe des traitements locaux non hormonaux (hydratants, lubrifiants, soins vaginaux) largement utilisés, seuls ou en complément, pour soulager efficacement les symptômes du SGUM.
Connaissez-vous les techniques de réjuvénation intime ?
La réjuvénation gynécologique regroupe des traitements médicaux non chirurgicaux visant à améliorer le confort, la fonctionnalité et la qualité des tissus intimes. Elle inclut la photobiomodulation par LED (PBM), le laser CO₂ MonaLisa Touch dédié à la sphère intime, ainsi que les injections intimes d’acide hyaluronique (Hyaluxelle, Desirial) et de PRP, afin de stimuler la régénération tissulaire, l’hydratation et l’élasticité.
Pour soulager les symptômes du SGUM, avez-vous déjà pensé au pouvoir de la lumière ? Elles permettent d’alléger les contraintes des traitements locaux et sont très efficaces pour vous soulager sur le temps long.
1. La photobiostimulation (ou led gynécologique) est une technique reconnue pour booster le processus de régénération cellulaire et favoriser la cicatrisation stimulation cellulaire et réduire l’inflammation des tissus SANS créer de lésions ou de surchauffe. Selon une étude du CHU de Nîmes, cette approche fonctionne dans 80 % des cas chez les patientes qui ne répondent pas aux autres axes thérapeutiques pour soulager le SGUM. Concrètement, la photobiostimulation a un effet très intéressant sur l’ensemble des symptômes : sécheresse vaginale, infections à répétition, sensation de tiraillement, pesanteur pelvienne… Hyper prometteur !
2. Le laser CO2 pratiqué chez Maison Simone. C’est une solution ultra efficace pour stimuler la production de collagène, redonner de l’élasticité aux tissus et apaiser le SGUM ! Concrètement, le laser crée des micro-lésions contrôlées de la muqueuse pour stimuler la réponse de réparation tissulaire. C’est top contre l’atrophie vaginale !
La réjuvénation gynécologique, c’est la clé pour venir à bout des inconforts liés au SGUM, mais surtout, obtenir des résultats durables.
Seule une consultation avec un de nos médecins gynécologues expérimenté sur ces techniques permettra de déterminer la solution qui vous sera la plus adaptée.
Autre solution de réjuvénation gynécologique : l’injection d’acide hyaluronique
Chez Maison Simone, nous proposons également des injections d’acide hyaluronique au niveau intime.
Cette prise en charge non hormonale permet de restaurer l’hydratation, la souplesse des parois vaginales supérieures. L’acide hyaluronique, naturellement présent dans l’organisme, agit comme une véritable éponge à eau et contribue à améliorer durablement la sécheresse, les sensations de tiraillement et d’inconfort intime liés au SGUM. Les injections sont réalisées par nos médecins gynécologues expérimentés dans une approche médicale personnalisée et respectueuse de l’intimité de chaque patiente.
Périnée : ce muscle clé qu’on oublie trop souvent
Si vous avez des enfants, on vous a sans doute déjà rabâché les oreilles avec la rééducation du périnée (on espère que vous l’avez fait d’ailleurs ?). Figurez-vous que prendre soin de son périnée n’est pas réservé qu’aux femmes après accouchement, loin de là !
On l’ignore souvent mais le plancher pelvien joue un rôle super important dans le soutient des organes, la continence, la posture et même les sensations lors des rapports sexuels. Pendant la (pré)ménopause, tonifier votre périnée permet d’améliorer la tonicité des muscles vaginaux et favoriser la circulation sanguine.
Il existe de nombreuses solutions pour vous exercer avec un professionnel de santé ou à la maison en autonomie :
- des séances de rééducation dédiées au périnée,
- des séances de chaise de rééducation HIFEM qui émet des champs électromagnétiques de haute intensité qui provoquent des contractions profondes et répétées des muscles du périnée, sans stimulation invasive,
- de la gymnastique hypopressive en petit groupe,
- des exercices avec une sonde périnéale,
- le laser CO2 (oui, encore lui) qui densifie les tissus et aide le périnée à retrouver une bonne tonicité pour soutenir la vessie.
La clé d’un périnée musclé, c’est l’assiduité ! Et les bénéfices sont nombreux : vous retrouvez votre confort intime. Fini les fuites urinaires, les envies incontrôlables et la crainte d’une incontinence future. Vous récupérez enfin votre autonomie.
Au quotidien, ces petits ajustements qui font une vraie différence
Si vous prenez un THM et/ ou que vous avez recours à des techniques de réjuvénation gynécologique, vous devriez observer de très belles améliorations sur votre santé intime.
Ouvrez la discussion sur le sujet et levez les tabous, ça vous fera le plus grand bien ! Commencez par parler de vos symptômes à votre partenaire et explorez ensemble les solutions pour repenser votre intimité. Pour rappel, les hommes aussi sont concernés par des troubles dans cette période de vie : l’andropause les expose souvent à des difficultés érectiles, en particulier à partir de 50 ans.
À partir de février 2025, l’équipe de Maison Simone s’agrandit ! Nous accueillons une infirmière spécialisée en sexologie : n’hésitez pas à convenir d’un rendez-vous avec elle pour aborder tous les sujets qui vous taraudent autour de votre libido, de votre intimité et de votre sexualité par exemple.
Vous savez désormais comment reconnaître et gérer un SGUM. Dès que vous observez les premiers signes, n’hésitez pas à en parler à votre médecin, ne restez pas seule. Les symptômes de la ménopause ne sont pas des fatalités, il existe de vraies solutions pour vous permettre de préserver votre vitalité et votre vie intime. La vie ne s’arrête pas à la ménopause : continuez d’entreprendre, de rêver et de vous épanouir !
Pour prendre rendez-vous avec notre équipe, rendez-vous sur le site de Maison Simone ou sur Doctolib.