Selon le dernier rapport de l’Inserm, 87 % des femmes souffrent d’au moins 1 symptôme de la ménopause. Parmi les plus connus : les fameuses bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale ou encore l’irritabilité qui impactent leur vitalité et leur confort au quotidien.
Pourtant, moins de 10 % des femmes adoptent une mesure de prise en charge spécifique à la ménopause… peut-être pensent-elles que c’est une fatalité, ou qu’il n’y a rien à faire.
En fait, si les femmes ne sont pas accompagnées, c’est en grande partie parce que le sujet de la ménopause est trop peu (ou mal) abordé. Au sein des familles, des groupes d’amis, des couples, et même dans certains cabinets médicaux, il est tabou ! Résultat : selon le rapport du Ministère de la Santé, 1 femme sur 2 considère ce sujet comme anxiogène et n’ose pas en parler, même à leur partenaire…
Chez Maison Simone, on pense que la connaissance de soi est indispensable pour reprendre le pouvoir sur sa santé et solliciter le bon accompagnement en (pré)ménopause. On se mobilise donc pour que toutes les femmes prennent leur santé en main, car si ce n’est pas fait, les variations hormonales peuvent avoir d’importantes conséquences sur votre vitalité.
Rappel essentiel sur la ménopause
La ménopause survient en général entre 45 et 55 ans en France, en moyenne à 51 ans. Elle fait suite à une période de transition ménopausique (ou préménopause) pendant laquelle les taux d’œstrogène et de progestérone (hormones sexuelles) chutent progressivement.
La ménopause est officiellement diagnostiquée lorsque vous n’avez pas eu vos règles pendant 12 mois consécutifs (sauf hystérectomie ou cause pathologique).
On rappelle que la ménopause n’est pas une maladie ! C’est une nouvelle étape de vie dans laquelle entre naturellement votre corps. Si on vous parle de traitements, de prise en charge et de suivi gynéco, ce n’est pas pour “guérir” de la ménopause mais pour préserver votre qualité de vie, car avec la chute hormonale, c’est l’ensemble de votre système qui est impacté.
D’ailleurs, vous entendez souvent parler des bouffées de chaleur, de la prise de poids et des sueurs nocturnes, mais ce que l’on sait moins, c’est que la ménopause a des conséquences à long terme. Voilà pourquoi il est important d’en parler à un médecin dès l’apparition des premiers signes.
Comment les variations hormonales de la ménopause impactent votre quotidien
Des symptômes concrets sur votre confort et votre vitalité
Parmi les symptômes les plus courants de la ménopause et de la préménopause, on retrouve sans surprise les troubles vasomoteurs. 75 % des femmes ménopausées souffrent de bouffées de chaleur et pour 20 % d’entre elles, ces troubles sont sévères. Une bouffée de chaleur ne dure pas extrêmement longtemps (quelques minutes maximum), mais le vrai problème est qu’elle peut survenir à n’importe quel moment, y compris en plein milieu d’une réunion ou la nuit.
Chez certaines femmes ménopausées, les troubles vasomoteurs s’accompagnent d’autres symptômes comme des maux de tête, une fatigue extrême, et viennent accentuer l’irritabilité.
Pourquoi ? Car les hormones sexuelles influencent tout votre corps, y compris les os, le cerveau, le cœur… D’ailleurs, il semblerait que les bouffées de chaleur non prises en charge impactent le risque de maladies cardiovasculaires.
C’est pour cela qu’une prise en charge globale est recommandée !
Si les bouffées de chaleur ont la réputation de s’atténuer avec le temps, ce n’est pas le cas pour toutes les femmes. ¼ des femmes en souffrent encore 10 ans après leur diagnostic de ménopause.
Il existe des solutions très concrètes pour les apaiser :
- Adopter un traitement hormonal, comme le THM (traitement hormonal de la ménopause) qui vient pallier la carence hormonale et soutenir l’organisme au complet.
- Adapter son alimentation et son hygiène de vie, notamment en évitant le tabac, l’alcool et les aliments trop épicés qui activent le réflexe vasomoteur.
- Pratiquer de l’exercice physique régulièrement : c’est bon pour le système cardiovasculaire, pour la prévention de l’ostéoporose, pour maintenir sa masse musculaire (en plus, c’est bon pour votre moral!)
- Essayer la réflexologie : une pratique ancestrale pour atténuer les douleurs et soulager les tensions grâce à des points de pression ciblés.
Chaque pilier de la prise en charge vous aide à préserver votre autonomie et votre vitalité. Ce que l’on souhaite chez Maison Simone, c’est que chaque femme préserve sa spontanéité, son élan et ne se censure pas à cause de symptômes incommodants.
Comment la ménopause vient jouer les trouble-fête dans votre intimité ?
Les retentissements de la ménopause atteignent aussi votre confort intime et votre sexualité, notamment à cause du SGUM. Le syndrome génito-urinaire de la ménopause regroupe un ensemble de symptômes qui affectent la zone intime. Concrètement, cela se caractérise par :
- une sécheresse vaginale,
- des rapports douloureux,
- des irritations, sensation de brûlure ou démangeaisons,
- des douleurs pelviennes,
- une plus grande exposition aux infections urinaires,
- des troubles urinaires (douleurs à la miction, envie fréquente d’uriner, incontinence si non pris en charge…)
Le SGUM a des conséquences directes sur votre épanouissement au quotidien, votre confiance en vous et vos rappors sexuels. Pour 72 % des femmes ménopausées, les douleurs pendant les rapports font partie des symptômes les plus incommodants du SGUM. Cela impacte la fréquence des rapports, les sensations à la pénétration, la libido, et parfois même, la complicité que vous entretenez avec votre partenaire.
Ajoutez à cela des années de tabous et d’injonctions liées à la sexualité féminine et vous voilà dans un cercle infernal qui rend encore plus difficile le dialogue avec votre conjoint.e.
⅓ des femmes ménopausées optent même pour une solution radicale : mettre un terme à leurs rapports ou ralentir significativement leur fréquence… voire s’isoler et refuser des rencontres sociales.
C’est dommage, la sexualité fait partie intégrante de l’équilibre personnel et du couple. Il est important de la préserver, car elle fait forcément écho à votre confiance en vous, votre estime, et au rapport que vous entretenez avec votre corps. Car même s’il vous donne du fil à retordre en période de ménopause, c’est aussi un outil de plaisir !
Chez Maison Simone, nous allons plus loin que les solutions classiques et le traitement hormonal de la ménopause (THM).
Si les traitements locaux comme les ovules ou les crèmes peuvent apporter un soulagement, ils ont parfois leurs limites, surtout lorsque les symptômes sont installés depuis longtemps.
C’est pourquoi nous sommes équipées d’un plateau technique de régénération gynécologique, conçu pour agir en profondeur sur la qualité des tissus. Ces technologies permettent de restaurer l’élasticité, l’hydratation et le confort intime de façon plus durable.
Un peu comme en esthétique, où une crème ne peut pas offrir les mêmes résultats qu’une injection, l’un n’empêche pas l’autre, mais les effets ne sont pas comparables. Beaucoup de patientes arrivent chez nous après des années de traitements locaux, avec l’envie (et le besoin) d’une solution plus efficace et plus globale.
Garder confiance en soi à la ménopause : mission impossible ?
Si vous avez déjà connu la grossesse, l’allaitement ou les syndromes prémenstruels, vous savez que les hormones sexuelles ont un vrai pouvoir sur la stabilité émotionnelle et l’humeur. Et bien, en (pré)ménopause, c’est pareil. Vous êtes moins résistante au stress, plus sensible, plus irritable, souvent plus fatiguée… Ce n’est pas un caprice mais un vrai symptôme lié à la chute d’hormones.
En plus de cela, la ménopause est souvent un passage difficile pour de nombreuses femmes, c’est une période encore connotée négativement où votre corps change :
- variations de poids avec modification de la silhouette (prise de poids sur la sangle abdominale),
- relâchement des tissus,
- diminution de la libido à cause d’une mauvaise image de soi et / ou des symptômes du SGUM,
- sensation d’isolement, difficultés à aborder le sujet…
Bien sûr, ce n’est pas une fatalité et il y a autant de femmes que de ménopauses, mais les conséquences de la carence hormonale restent difficiles à surmonter pour beaucoup. Selon les résultats de l’étude “The Closer Survey” réalisée en Europe auprès de femmes ménopausées :
- 46 % d’entre elles sont contrariées que leur corps ne fonctionne plus aussi bien qu’avant,
- 40 % expriment la sensation d’avoir “perdu leur jeunesse”,
- 26 % ne se sentent plus attractives sur le plan de l’intimité.
C’est pour cela que les professionnels de Maison Simone militent pour une prise en charge holistique. S’il est essentiel d’être suivie par un médecin et un gynécologue, un bon accompagnement prend aussi en compte l’aspect physique, social et intime sur le temps long.
La ménopause et ses implications à long terme
Au-delà des symptômes de premier plan et de leurs conséquences sur votre quotidien et votre vie sociale, une ménopause non prise en charge peut vous fragiliser sur le temps long. Pourquoi ? Parce qu’à partir du moment où vous êtes ménopausée, votre corps ne bénéficie plus de tous les avantages de votre imprégnation hormonale.
Quel est le lien entre l’ostéoporose et la ménopause ?
Tout au long de votre vie, des cellules osseuses s’activent sous l’action des œstrogènes pour permettre la dégradation et le renouvellement permanent du tissu osseux. L’objectif : maintenir votre densité osseuse. Dès la préménopause, la carence hormonale induit une perte osseuse progressive qui diminue la densité minérale osseuse et vous fragilise. Vous êtes notamment plus exposée au risque d’ostéoporose.
Si vous êtes sujette à des fractures (notamment du poignet ou du col du fémur), cela doit vous alerter. Signalez-le d’abord à votre médecin qui vous prescrira des examens complémentaires et vous dirigera vers un rhumatologue s’il juge cela nécessaire. Surtout, ne négligez pas cette fragilité, cela peut avoir d’importantes conséquences sur votre mobilité et votre autonomie ! À partir de 65 ans, 39 % des femmes souffrent d’ostéoporose (Inserm).
Pour prévenir l’ostéoporose, rien de mieux que l’activité physique ! On vous conseille notamment d’essayer le renforcement musculaire ou tout exercice avec charge. Vos muscles jouent un rôle très précieux dans cette période de votre vie : ils préservent vos articulations et vos os, régulent votre métabolisme de base et la sécrétion de cortisol. Vous faites du bien à votre corps et à votre tête.
Ménopause et risques cardiovasculaires
Les hormones sexuelles jouent un vrai rôle de protection tout au long de notre vie. Elles nous préservent notamment des maladies cardiovasculaires (qui concernent le cœur et les vaisseaux sanguins).
À la ménopause, la carence hormonale associée à d’autres symptômes comme la sédentarité et la prise de poids, vous fragilisent particulièrement sur le plan cardiovasculaire (qui concernent le cœur et les vaisseaux sanguins).
On vous le redit, l’hygiène de vie est vraiment clé dans la gestion des symptômes de (pré)ménopause. Hypertension artérielle, prise de poids, stress, sommeil perturbé… Si vous cherchez une solution rapide et à portée de main, tournez-vous d’abord vers votre alimentation l et l’activité physique !
Risques cognitifs : quand le brouillard mental s’installe
Le fameux brouillard mental de la ménopause n’est pas un mythe. Difficultés de concentration, trous de mémoire, sensation de lenteur, incapacité à jongler entre plusieurs tâches… autant de signes fréquemment rapportés par les femmes en (pré)ménopause. Et non, ce n’est ni un manque de compétences ni un défaut de motivation.
Ces troubles cognitifs s’expliquent par plusieurs mécanismes qui se cumulent :
- les variations hormonales qui influencent directement le fonctionnement des neurotransmetteurs,
- les troubles du sommeil, très fréquents à la ménopause,
- une mauvaise régulation du cortisol (l’hormone du stress).
- l’augmentation du stress et de l’anxiété,
- le ralentissement du métabolisme.
Résultat : un vrai impact sur la performance au travail, la charge mentale et la qualité de vie globale. Cela peut être particulièrement frustrant de ne plus réussir à se concentrer comme avant ou de perdre en efficacité sur des tâches du quotidien.
La bonne nouvelle, c’est que le cerveau reste plastique. Pour limiter ces effets, il est essentiel de stimuler à la fois votre cerveau et votre corps : activité physique régulière (encore elle), stimulation intellectuelle, sommeil de qualité et gestion du stress sont de puissants alliés pour relancer votre métabolisme et soutenir vos fonctions cognitives.
Et si ces troubles deviennent envahissants ou inquiétants, n’hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé. Il pourra, si nécessaire, vous orienter vers un neurologue pour des examens plus approfondis et écarter toute autre cause ou vous proposer des soins de prise en charge holistiques éprouvés comme la sophrologie, la réflexologie et la photobiomodulation
Et le périnée dans tout ça ? Les risques d’une rééducation négligée
À la ménopause, la chute des œstrogènes fragilise aussi le périnée. Les tissus perdent en tonicité, en élasticité et en capacité de soutien. Sans prise en charge spécifique, cette zone clé peut progressivement s’affaiblir… souvent en silence.
Les conséquences possibles ne sont pas anodines :
- Le risque de prolapsus, c’est-à-dire la descente d’organes (vessie, utérus, rectum), favorisée par le relâchement des muscles du plancher pelvien.
- L’incontinence urinaire, notamment à l’effort (rire, toux, sport), qui peut s’installer durablement si elle n’est pas traitée.
- Un impact direct sur la vie sociale et émotionnelle : peur des fuites, évitement des activités physiques, repli sur soi, perte de confiance… autant de freins invisibles mais bien réels au quotidien.
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe aujourd’hui des solutions efficaces et non invasives pour préserver ou restaurer la fonction du périnée.
Chez Maison Simone, la prise en charge de l’incontinence d’effort repose sur des approches complémentaires et personnalisées :
- la rééducation périnéale manuelle
- la rééducation par HIFEM (EMSELLA) pour renforcer les muscles en profondeur,
- et le laser CO₂, qui améliore la qualité des tissus et leur tonicité.
Parce que prendre soin de son périnée à la ménopause, ce n’est pas du confort superflu : c’est un vrai levier de prévention, d’autonomie et de qualité de vie sur le long terme.
La ménopause n’est pas une maladie, c’est une étape de la vie d’une femme qui demande un accompagnement médical souvent pluridisciplinaire. Sans prise en charge, ses effets peuvent impacter durablement votre confort, votre santé et votre qualité de vie.
La bonne approche ? Une prise en charge globale, personnalisée et déculpabilisante, qui considère votre corps, votre mental, votre intimité et votre quotidien sur le long terme. Chez Maison Simone, on est convaincues que mieux comprendre ce qui se joue à la ménopause, c’est déjà reprendre le pouvoir sur sa santé, et s’offrir la possibilité de vivre cette étape avec plus de sérénité, de vitalité et de confiance.